L’Association des Levasseur a pris l'initiative de faire reconnaître par le Gouvernement du Canada, la Dre Irma LeVasseur pour ses nombreuses contributions à la médecine au Canada français. Non seulement elle fut la première femme médecin canadienne-française, mais elle fut aussi l'instigatrice de la fondation des hôpitaux Sainte-Justine à Montréal et l'Enfant-Jésus à Québec; de plus, elle consacra plusieurs années au service des soldats canadiens durant la première guerre mondiale.

Irma LeVasseur a vécu de 1878 à 1964. Étant donné que les universités de langue française n’acceptaient pas les femmes et que celles de langue anglaise ne comprenaient pas de stage pratique, elle fit ses études en médecine aux États-Unis. Malgré ses années de spécialisation en pédiatrie à New York et à Paris, la Dre LeVasseur a dû surmonter de nombreux obstacles avant d’être reconnue par ses pairs et les associations médicales du Québec. C’est grâce à une loi privée de l’Assemblée législative du Québec qu’elle fut finalement admise au Collège des médecins et chirurgiens du Québec en 1903.

La Dre LeVasseur a consacré sa carrière à la médecine pour enfants au Canada français. Elle est à l’origine de l’hôpital Sainte-Justine de Montréal et en 1923, avec deux collègues, elle a fondé l’hôpital de l’Enfant-Jésus de Québec. Pourtant, elle est morte dans l’oubli total.

La Dre LeVasseur a consacré sa carrière à la médecine pour enfants au Canada français. Elle est à l’origine de l’hôpital Sainte-Justine de Montréal et en 1923, avec deux collègues, elle a fondé l’hôpital de l’Enfant-Jésus de Québec. Pourtant, elle est morte dans l’oubli total.
On commence toutefois à la connaître : Radio-Canada lui a consacré une émission de Remarquables oubliés et l’auteure Pauline Gill a écrit deux romans historiques sur elle. Mais il n’y a toujours pas de reconnaissance officielle.

Dans un texte de Bibliothèque et Archives Canada, on lit ce qui suit :

« La Dre Irma LeVasseur est décédée en janvier 1964 sans avoir droit à l'éloge et à la reconnaissance de la presse et de ses pairs. C'est dans la solitude et la pauvreté qu'elle s'éteint, fin quasi pathétique pour une pionnière qui a tout donné pour sa province et son pays ainsi que pour les enfants. Toute sa vie elle aura combattu pour aller au bout de ses rêves, soit ceux d'aider les autres et d'exercer la profession qu'elle aimait tant. On doit sans doute à la Dre LeVasseur l'entrée des femmes québécoises dans les facultés de médecine au Québec et les hôpitaux pédiatriques. »